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JEANNE D’ARC AU TROISIÈME DEGRÉ

Jeanncut
Genre: Théâtre/Cirque/Arts martiaux
Lieu: Bruxelles
Théatre: Théâtre de la Place des Martyrs Plan d'accès

Du 23.09.2015 au 31.10.2015

Planches et Tatamis..
Un spectacle qui mélange le théâtre, le cirque et les arts martiaux. Une performance réalisée par une jeune comédienne talentueuse, Emilie Guillaume, qui prend à bras le corps ces trois disciplines et qui interprète avec finesse le texte de Jacqueline Harpman.

Description

Jeanne entend des voix. Peut-être.
Mais Jeanne surtout n’entend pas rester où une femme se doit de rester.
Alors elle bouge.
Même emprisonnée, même sur le point d’être brûlée.
Jeanne bouge et raconte ce qui la fait bouger.
Elle se bat, elle combat et refait sans cesse les mouvements qui l’ont conduite à la liberté, qui l’ont conduite à être enfermée.
Jeanne nous envoie le négatif de nos peurs, de nos bassesses.
Jeanne est belle et forte, elle explore les zones à proximité des limites.
Elle voyage aux frontières de ses rêves, s’évade sous nos yeux sans quitter sa cellule et explore le mouvement sous toutes ses formes.
La voix de Jeanne ne nous laisse pas froids.
Spectacle mêlant théâtre, cirque et arts martiaux.

Avec Emilie Guillaume
Mise en scène: Sylvie Steppé

Mot de la metteure en scène, Sylvie Steppé
Dans ce texte, Jeanne d’Arc est en prison à la veille de son exécution et s’adresse au gamin qui lui sert de geôlier. Dans un long monologue, elle va lui révéler le pourquoi du comment de ses actes.Jacqueline Harpman nous livre ici une confession poignante d’une Jeanne en colère qui nous dévoile son secret. Ce « secret » est la raison du titre « Au troisième degré », car Jeanne ne justifie pas ses actions comme on a l’habitude de l’entendre. Elle nous révèle ici que ses voix ne sont pas réelles, qu’elles ne l’ont jamais été et n’ont été qu’un prétexte, un prétexte pour pouvoir vivre sa vie pleinement. Pour découvrir une vie interdite aux femmes à l’époque, une vie passionnante, réservée aux hommes, pour avoir la possibilité de se battre pour une cause et ainsi échapper également à l’affreuse condition réservée aux femmes (ou devrait-on dire aux femmes de ménage, aux mères porteuses, aux esclaves…). Jacqueline Harpman nous offre un portrait poignant d’une femme d’avant-garde, insoumise, incapable de se satisfaire de sa condition en son temps, qui se battra jusqu’au bout pour vivre l’existence dont elle avait rêvé, une femme prête à tout sacrifier jusqu’à sa vie. C’est une Jeanne mi-femme, mi-homme, mi-enfant qui parle, une femme qui n’a jamais réellement pu trouver sa place. Une femme enragée, révoltée, à la limite de la bienséance mentale parfois, tant son entrain est proche de la folie.

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“JEANNE D’ARC AU TROISIÈME DEGRÉ”

Plan d'accès

Adresse: Place des Martyrs 22, 1000 Bruxelles